Endoreïa

2021

sapin, cuir, cire, silex, marcassite, toile de jouy, végétaux, dimensions 150 cm x 500 cm x 370 cm

Sculpture réalisée durant la résidence au domaine de Varagnes , produite par le GAC, groupe d’art contemporain, à Annonay

« (…)L’entreprise artistique de François Dehoux peut être qualifiée de « bachelardienne ». De même que Gaston Bachelard, philosophe des biotopes, a voué sa pensée à éclairer nos relations d’êtres humains avec les éléments, dont les rêveries que nous formons à partir de ceux-ci, François Dehoux fait de ces mêmes éléments (terre, eau, air, feu de l’étincelle de son bélier hydraulique) la matière même de son travail d’artiste. »

Paul Ardenne, 2021

Extrait du texte « Le Vulcain de l’anthropocène « , écrit pour l’exposition Endoreïa,
GAC Annonay , Fondation Seguin, Annonay, 2021

Retrouvez ici l’intégralité du texte de Paul Ardenne, « Le Vulcain de l’anthropocène »

Endoreïa est une sculpture qui parle de l’alchimie du vivant, de phénomènes combinés et d’interdépendances. Elle est construite au moyen de matériaux simples, sélectionnés pour leur proximité avec une vision paysanne du monde. Le projet se déploie dans l’espace comme un écosystème, nourri par l’ensemble des interactions qui le composent. L’eau y circule et des végétaux y poussent lentement. Fertile et fragile, cette chaine paraît à la fois immuable et en mouvement. Elle puise son équilibre dans un jeu de tensions douces dont les participants sont les quatre éléments fondamentaux et l’humain. 

En invitant le visiteur à agir directement sur son fonctionnement, le système tente d’offrir en lui-même un rapprochement et une réconciliation. Endoreïa propose la possibilité d’une appartenance ancrée dans les origines, en attirant l’attention sur l’importance des actes que nous pratiquons sur notre environnement. Elle matérialise un point de bascule entre une harmonie sacrée et sa mise en péril, devenant le lieu d’une sorte de rituel entre tangible et immatériel.